France, le Royaume-Uni et une coalition d’États ont déclaré être prêts à diriger une mission pour rétablir la navigation dans le détroit d’Hormuz.

La décision est importante car ce passage étroit représente environ un cinquième des livraisons mondiales de pétrole, et toute perturbation peut faire grimper les prix et menacer les chaînes d’approvisionnement mondiales.

La coalition, présidée par le Royaume-Uni, a souligné que la mission ne sera déployée qu’après la fin de la guerre Iran‑Israël, soulignant que la sécurité opérationnelle complète reste incertaine malgré la déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères selon laquelle le détroit est « complètement ouvert »[1]. « Nous sommes prêts à diriger une mission internationale pour rétablir la navigation dans le détroit d’Hormuz », a déclaré un porte‑parole anonyme de la coalition à Deutsche Welle.

Plus de 40 pays ont participé à la réunion virtuelle qui a lancé l’initiative[2]. Les cours du pétrole sont tombés en dessous de 90 $ le baril après la réouverture du détroit[3]. Les analystes ont indiqué qu’un éventuel blocus américain pourrait encore bloquer environ 2 millions de barils de pétrole iranien chaque jour[4]. « Le détroit d’Hormuz est déclaré complètement ouvert », a déclaré le ministre iranien Abbas Araghchi dans une interview AOL.

Alors que la coalition insiste sur la nécessité d’un effort de sécurité coordonné, certains observateurs notent que les forces iraniennes continuent de contrôler l’accès aux navires ne portant pas leur pavillon, suggérant que le passage n’est pas encore totalement ouvert à tout le trafic commercial[5]. « Le transport maritime mondial mettra des mois à se rétablir après la réouverture du détroit », a déclaré le personnel éditorial de Wired.

Cette poussée diplomatique reflète la stratégie plus large de l’Europe visant à protéger les routes énergétiques et à réduire la dépendance aux interventions navales ad hoc, en vue d’un cadre stable et multilatéral une fois les hostilités cessées.

« Nous sommes prêts à diriger une mission internationale pour rétablir la navigation dans le détroit d’Hormuz. »

La disponibilité de la coalition indique que l’Europe cherche à jouer un rôle de premier plan dans la sécurité maritime post‑conflict, visant à prévenir de futurs goulots d’étranglement susceptibles de déstabiliser les marchés mondiaux de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement.