Des dirigeants seniors de Lockheed Martin se rendent au Québec pour confirmer un plan d’entretien de la flotte de F‑35 du Canada dans l’installation de L3Harris à Mirabel. La délégation rencontrera les responsables provinciaux et les ingénieurs de L3Harris mardi. [1]

L’annonce indique une volonté de maintenir les travaux de maintenance au Canada, promettant des emplois, des investissements locaux et une moindre dépendance aux dépôts étrangers. Les analystes estiment qu’un centre domestique pourrait faire économiser au gouvernement des millions tout au long du programme et renforcer la chaîne d’approvisionnement aérospatiale nationale. [4]

L’usine de Mirabel de L3Harris entretient actuellement les avions de combat CF‑18 de la Force aérienne royale canadienne, ce qui lui confère un solide historique en matière d’entretien d’avions haute performance. L’installation emploie environ 1 200 techniciens et possède déjà des outillages spécialisés qui seront adaptés aux nouveaux avions furtifs. Des améliorations des baies de hangar et du diagnostic numérique sont prévues pour le début de 2025. [4]

Le Canada s’est déjà engagé à acheter 16 avions F‑35 [3], avec une taille d’ordre totale de 88 appareils prévue sur la durée du programme [3]. La flotte plus importante nécessitera une solution de maintenance permanente et nationale, un besoin que le centre de Mirabel est en mesure de satisfaire.

Les responsables de Lockheed Martin déclarent que le site de Mirabel pourrait également entretenir les F‑35 américains dès 2028‑2029, élargissant la portée du marché du centre [3]. Des travaux de niveau export apporteront des flux de revenus supplémentaires et renforceront davantage la place du Canada dans la base industrielle de défense nord‑américaine.

Un porte‑parole de Lockheed Martin a indiqué que le plan créerait des centaines d’emplois qualifiés et renforcerait le secteur aérospatial du Canada. L’entreprise a souligné les opportunités d’apprentissage et de partenariats avec les collèges locaux pour former un vivier de techniciens qualifiés. [2]

Les accords finaux seront examinés par les responsables de la défense canadienne le mois prochain, et le gouvernement prévoit un contrat de maintenance formel d’ici la fin 2026. Si approuvé, cet arrangement pourrait créer un précédent pour les futurs projets d’acquisition canadiens qui mettent l’accent sur la participation industrielle nationale. [2]

« Les responsables de Lockheed Martin déclarent que le site de Mirabel pourrait également entretenir les F‑35 américains dès 2028‑2029, élargissant la portée du marché du centre. »

Ce que cela signifie : Garantir un centre de maintenance canadien pour le F‑35 aligne le programme d’avions sur la politique industrielle plus large d’Ottawa, en conservant davantage de travaux du cycle de vie—et les revenus associés—sur le territoire national. Cela positionne également le Québec comme un nœud clé de la chaîne d’approvisionnement de défense nord‑américaine, pouvant attirer des travaux supplémentaires des États‑Unis et renforçant l’autonomie stratégique du Canada en matière de défense aérienne.